Soyons clair. On ne met pas des pneus de second choix sur une Ferrari. En photographie, c’est pareil. Quand on a le privilège de visser une optique de qualité sur son boîtier, on n’est pas seulement face à un objectif : on est face à une signature optique, un piqué razor cut et un rendu des contrastes qui font souvent la noblesse de la focale fixe.
Pourtant, étrangement, une question divise souvent les photographes : faut-il protéger sa lentille frontale avec un filtre UV ? Si la réponse est oui, elle s’accompagne d’une condition non négociable : la qualité doit être au rendez-vous. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que j’ai été moi-même récemment confronté à cette problématique. Quel filtre choisir pour mon Voigtländer Ultron 35mm f/2 qui est monté sur mon Leica M6 ?

Filtre UV. On ne lésine pas sur la qualité.
Le maillon faible de la chaîne optique
L’équation est simple et tient en une phrase. C’est par l’optique que passe la lumière. En clair, votre image est le résultat du passage de la lumière à travers une série de lentilles de haute précision. En ajoutant un filtre, vous ajoutez deux surfaces air-verre supplémentaires à ce système complexe. Si ce verre est médiocre, il devient instantanément le facteur limitant de votre équipement.
Utiliser un filtre de piètre qualité sur une optique de qualité (quelque soit la marque), c’est accepter de dégrader volontairement tout ce qui fait la pertinence de cette optique. Un verre bas de gamme induit plusieurs défauts majeurs :
D’abord, la chute du piqué. Un verre non planaire ou mal poli diffuse la lumière de manière erratique, ramollissant les détails les plus fins. Ensuite la présence de flare et de reflets parasites. Sans un traitement multicouche performant, la lumière rebondit entre le filtre et la lentille frontale, créant des images fantômes désastreuses. Enfin et pas des moindres, la dérive chromatique. Un filtre « neutre » bon marché ne l’est jamais vraiment, altérant souvent subtilement la balance des blancs.
L’excellence du B+W Master 010 MRC Nano
Pour préserver l’intégrité de mon optique Voigtländer, j’ai opté pour le filtre UV B+W Master 010 UV Haze MRC Nano. C’est pas du luxe, juste une cohérence technique. Ici, on parle d’un verre optique de haute qualité monté dans une bague en laiton, minimisant les risques de blocage mécanique. Le traitement MRC Nano (pour Multi Resistant Coating) est tout sauf un argument marketing. C’est une barrière technologique qui assure une transmission lumineuse quasi totale tout en offrant des propriétés hydrophobes. La poussière et l’humidité n’adhèrent pas, facilitant le nettoyage sans risquer de micro-rayures sur le précieux revêtement de l’optique.
Conclusion : Protéger sans trahir !
La protection physique de la lentille contre les chocs, les projections, le sel marin, les poussières est une réalité du terrain. Mais cette protection ne doit jamais se faire au détriment de la performance. Choisir un filtre UV de haut vol, c’est s’offrir la sérénité d’un pare-chocs invisible. C’est aussi et surtout respecter l’investissement consenti dans une optique de caractère. En photographie, le respect du matériel commence par le respect de la lumière. Ne la laissez pas s’abîmer sur un bout de verre médiocre.
Cet article n’est pas sponsorisé.
Le filtre UV B+W Master 010 UV Haze MRC Nano coûte environ 45€ sur Amazon.


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