Il y a quelques mois de cela une nouvelle version de Capture One Pro était annoncée, avec au programme l’editing des négatifs couleur. J’étais justement en pleine réflexion sur le sujet et je me suis dit que les planètes étaient parfaitement alignées. J’avais donc assisté, plein d’espoir, au webinar sur le sujet et le moins qu’on puisse dire c’est que j’en étais pas vraiment sorti convaincu. Comme il me fallait faire la mise à jour de ma licence perpétuelle pour bénéficier d’une remise, j’ai donc dû craquer la modique somme de 300€ pour la nouvelle version.

La bonne blague c’est que la version MacOS (Ventura 13.7.8) de mon iMac était trop ancienne pour pouvoir installer la version 16.8 de Capture One. Pas d’alternative, il fallait aussi que j’achète un nouveau Mac. J’ai attendu les annonces d’Apple pour commander un Mac mini M6. Quant à l’écran j’ai opté pour Asus ProArt 27 pouces 5K que j’ai payé, tenez-vous bien, 464,79€, cashback déduit. Cet écran, il faudra que je vous en reparle car il vaut vraiment le détour. Mais revenons à Capture One Pro…
• Numérisation haute def avec Nikon Z9
J’ai numérisé une pellicule datant de mon périple aux USA en 1985, de New York à Chicago. Une numérisation effectuée avec le tandem Nikon Z9, Nikkor 60mm f/2,8 macro et l’adaptateur Nikon ES-2, bref, un schéma que je connais bien. J’ai importé les fichiers NEF numérisés dans Capture One Pro, savourant au passage l’extrême vélocité du petit Mac mini M6. Première étape, neutraliser le masque orange de la pellicule. Pour ça, il suffit de cliquer avec la pipette de l’outil balance des blancs sur une zone orange vierge du film, par exemple l’amorce. On obtient une balance des blancs qu’on peut ensuite copier et appliquer à l’ensemble des images du film. Puis vient le moment où je vais (enfin) réaliser si le prix de ma mise à jour valait le détour.

Les pompiers de Chicago en intervention sur West Washington Street devant le Chicago City hall en 1985 par Hervé Le Gall photographe. Négatif couleur Kodak VR400, numérisé avec Nikon Z9 et édité avec Capture One Pro 16.8
• Convertir le négatif en un clic.
Un clic sur le bouton Convertir le négatif et là, oh joie ! Mon cliché positif apparaît à l’écran, il est presque parfait et je suis… subjugué. J’ai sous les yeux une image haute déf (8256 pixels de large, excusez du peu), image sur laquelle je peux appliquer mon editing, comme sur n’importe quel fichier NEF. Et là, c’est le deuxième effet kiss cool ! Mes commandes, dans le mode film négatif, sont… à l’endroit. Toutes les commandes sont disponibles, à l’exception du mode haute lumières, ce qui est très dommage mais on fera avec (ou plutôt on fera sans). On peut cropper, ajouter un poil de contraste, jouer avec la balance des couleurs, on peut gommer naturellement les petites imperfections sur le négatif (qui date de 1985).

New York, Cinquième Avenue en 1985 par Hervé Le Gall photographe. Négatif couleur Kodak VR400, numérisé avec Nikon Z9 et édité avec Capture One Pro 16.8
• En conclusion, c’est du bon boulot !
Disons-le clairement, les développeurs de Capture One Pro ont fait du bon boulot. Cet outil d’editing des négatifs couleur arrive à point nommé pour moi. J’ai quelques milliers de négatifs couleur à traiter en archive et ma production récente en noir et blanc avec mon Leica M6 va aussi profiter de ce nouvel outil. La puissance des fonctionnalités de Capture One permettra aussi d’aller très loin dans l’affinage des négatifs édités. En conclusion, Capture One Pro version 16.8 est une réussite. De quoi ne pas me faire regretter d’avoir choisi ce logiciel depuis de nombreuses années.
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