J’ai ma feuille de route de photographe officiel des Vieilles Charrues sous les yeux. Entre les concerts, mes projets de portraits et les photos que je dois faire aux quatre points cardinaux du festival, je sens qu’il va y avoir du sport, mais bizarrement l’angoisse disparaît dès que mes pieds touchent la terre de Kerampuilh. J’ai consciencieusement pointé la trentaine de concerts qui me semblent, à mes yeux, totalement inratables. En gros le jeudi, compte tenu de la prog un peu light, quand je dis light je parle du nombre de concerts évidemment, je vais donc taper tout le monde, avec une petite prédilection pour Dutronc et Muse évidemment, mais aussi du plaisir pour les autres comme The Raveonettes. Le vendredi commencera traditionnellement par le vainqueur des Jeunes Charrues, j’aurais adoré shooter Lazhar mais le jury a opté pour I Arkle. N’empêche, j’aurai une pensée pour Lazhar. J’éviterai de repenser au vent que m’avait mis Sophie Hunger au Run ar Puñs, sinon les photos vont être floues. Wovenhand c’est un peu l’ovni de la prog, un moment de grâce à savourer avant la rage de NTM, sans aucun doute l’événement majeur de ce festival 2010, même si leur registre n’est pas ma tasse de thé, ça va envoyer. Idem pour Diam’s que j’aurais préféré sur Glemor. Idem pour Airbourne qui aurait mérité une grande scène. Bon on fera avec Xavier Grall et dans quelques années on pourra dire « Airbourne ? J’y étais, mother fucker ! » Je vais shooter Mika, vous savez ce chanteur à qui on a toujours envie de demander si ses parents savent qu’il est là. Je me finirai en enquillant Blackbox et Vitalic et je vais devoir zapper l’atelier maquillage de Punish yourself. Le samedi j’aimerais bien faire un ou deux portraits de Yann Fañch Kemener avant d’aller à la playa de la Beach box boire un piña colada en compagnie d’une ou deux naïades court vêtue et shooter les allumés de Poor boy. Beach box, la plage, le sable fin, les transats et les parasols. Le site des Vieilles Charrues bouge cette année, j’espère pouvoir vous montrer ça, soit ici sur Shots, soit sur la page Facebook de Cinquième nuit ou via Twitter, en direct live avec iPhone. En fin d’après-midi à Kerouac je serai avec Midlake du rock US indé mélodieux et je vais sans doute devoir zapper The Octopus du rock garage de chez nous (mais si je peux, je passerai, parce que mes potes sinon, ils vont me baffer). Dans la foulée, le sémillant Gaëtan Roussel qui a quitté la Louise et son Tarmac mais qui ne change pas, toujours le même talent intact. A Glenmor sur le coup de 22:30 je veux bien parier un godet de Breizh Cola que la plaine sera noire de monde pour le set d’Indochine et que ça va être énorme. Indo, on aime ou on n’aime pas, mais les fans de Nicola Sirkis gueulent toujours le plus fort. Avec un répertoire long comme le bras, je pense que je vais me faire le concert, si je peux, dans son intégralité. Quatre vingt dix minutes avec Indo c’est court, il me faudra peut être zapper un poil pour shooter les très photogéniques Sexy sushi, avant de me finir avec Phoenix, LE groupe french touch qui fait pâmer la planète entière et Sofia Coppola. Songez donc que ces garçons sont passés au David Letterman Show il y a un an, ça vous donne une idée du séisme provoqué outre-atlantique par les french kids. Et finalement on pourra toujours compter sur Gojira pour se décalaminer les esgourdes au début de la nuit… Le dimanche j’espère pouvoir shooter Im Takt le power trio façon électro avec des vrais morceaux de brestois dedans, dont le légendaire El Vinz Roudaut croisé en d’autres temps avec feu Amzerzo et plus récemment avec Cru. Ensuite, coup sur coup, Gush, Pony pony run run (qui ont fait pogotter les festivaliers de Yakayalé en avril dernier) et l’inénarrable M’sieur Souchon qui va faire un carton. Idem pour Julian Casablancas qui est toujours aussi beau (et talentueux) même en dehors des Strokes. Du côté de Xavier Grall ça sentira l’herbe qui fait rire avec une soirée reggae, dub, roots, trop cool man. La soirée nous réservera ensuite trois gros morceaux. D’abord -M- avec le retour de Matthieu Chedid à Glenmor. On peut compter sur lui pour nous servir un de ces concerts funky mâtiné de sons pop rock dont il a le secret, parfait sous tout rapport. Dans la foulée et dans un autre genre Etienne de Crecy et puis Jamiroquai en bouquet final. Et voilà, ça sera déjà fini et comme chaque année on se dira, « merde, c’est déjà fini ? » et on aura le blues jusqu’à pas d’heure, en noyant son chagrin dans le Breizh Cola ou la Coreff, c’est selon.
Sept ans de réflexion. Putain ! Sept ans déjà ! Cette édition est ma septième participation au festival des Vieilles Charrues. J’aurai une pensée particulière pendant le concert de Muse pour Yann Colin qui ne sera pas avec nous cette année (j’espère que Matthew Bellamy sera compréhensif). Il me tarde déjà d’y être, d’engranger des images de scène et bien sûr de vous, puisque cette année je vais me promener sur le site à la recherche de festivaliers à croquer. Rendez-vous à Carhaix du 15 au 18 juillet 2010 pour cette nouvelle édition du festival des Vieilles Charrues. Et que la fête commence !
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En tout cas, ça devrait être bien couvert par un maillage wifi (gratuit d’après ce que j’ai lu) donc pas d’excuses pour ne pas twitter au minimum 😉
@GillesM oui et puis la réception 3G est bonne sur la plaine de Kreampuilh donc vraiment pas d’excuses 😉 Le truc c’est d’avoir le temps et surtout d’y penser !