On l’attendait au tournant, cette alliance entre le géant d’optique nippon et les cow-boys de la caméra numérique californienne. Depuis le rachat de RED par Nikon, les rumeurs allaient bon train. Certains craignaient un mariage de raison sans saveur. Avec le Nikon ZR, la réponse claque comme un clap de fin de tournage : Nikon ZR c’est une véritable machine de guerre cinématographique.

Nikon ZR. ADN RED, monture Z.
Nikon ZR, c’est le meilleur des deux mondes. On prend la science des couleurs et la compression R3D Raw qui ont fait la gloire de RED, et on les injecte dans un boîtier qui accepte nativement la monture Z. Pour ceux qui ont investi dans les superbes cailloux de la gamme S-Line, c’est Noël avant l’heure. Plus besoin de bagues d’adaptation capricieuses, la communication est totale, fluide, instantanée.
La fin des compromis ?
Ce qui impressionne immédiatement, c’est l’ergonomie. On oublie les menus labyrinthiques. L’interface est claire, pensée pour ceux qui ont les mains dans le cambouis, sur le terrain. Le flux de travail est optimisé pour la post-production lourde, mais la magie opère déjà à la prise de vue.
Capteur 8K Global Shutter : fini les déformations sur les mouvements rapides, c’est propre, c’est net.
Plage dynamique délirante : on va chercher des détails dans les hautes lumières, là où les autres ne voient que du blanc brûlé.
Compacité : on n’est plus sur un rig de 10 kg. Le ZR se monte sur un gimbal sans avoir besoin de faire de la musculation.
Pourquoi c’est un tournant.
Nikon n’est plus seulement le challenger en vidéo. Avec Nikon ZR, ils s’installent dans le fauteuil du réalisateur. On n’est plus dans l’appareil photo qui fait « aussi » de la vidéo. On est devant une caméra de cinéma qui bénéficie de l’expertise de Nikon en matière d’autofocus hybride. C’est un outil qui s’adresse à ceux qui veulent raconter des histoires avec une esthétique cinéma, sans les contraintes techniques d’une infrastructure lourde. C’est l’outil de la liberté.
Le verdict du terrain
Alors ? Nikon ZR est-il l’arme ultime ? Sur le papier, c’est un sans-faute. Reste à voir comment le marché va digérer cette fusion culturelle. Mais une chose est sûre. En mariant sa précision optique à la puissance de calcul de RED, Nikon vient de redistribuer les cartes de la vidéo pro. Et entre nous, ça fait un bien fou de voir les lignes bouger à ce point.
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