Quatre ans. Déjà quatre ans ! Dans le monde de la photo numérique, quatre ans, c’est une éternité. Souvenez-vous, à la fin de l’année 2021, Nikon lâchait une bombe : Z9. Un boîtier sans obturateur mécanique, un pari osé qui a remis la marque jaune sur le devant de la scène. Mais, vous le savez comme moi, dans ce monde impitoyable, le repos du guerrier n’existe pas. Depuis quelques semaines, les rumeurs autour d’un Nikon Z9 II s’intensifient, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la fiche technique qui se dessine a de quoi faire frémir.

Nikon Z9 II. Le futur monstre aiguise ses griffes.
En attendant Nikon Z9 II.
Le spectre du global shutter.
Le nerf de la guerre, c’est la vitesse. Depuis que Sony a dégainé son A9 III et son obturateur global (Global Shutter), tout le monde attend la réponse du berger à la bergère. Est-ce que Nikon pourrait céder à la tendance pour intégrer un global shutter ? Pas sûr, d’autant que cette technologie n’est pas sans désavantages (elle sacrifie un peu de dynamique). Non, on évoque un capteur hyper-stacked de 45,7 Mpx (voire de 61 Mpx pour les gourmands).
Ce nouveau capteur serait 3,5 fois plus rapide que l’actuel. On évoque une vitesse de synchronisation flash montant au 1/720s. Pour le photographe de terrain, c’est la fin définitive du rolling shutter, même sur les pales d’un hélicoptère en plein virage. Et on rêve que le LED banding ne soit plus qu’un mauvais souvenir ?
ADN RED et révolution vidéo
C’est l’éléphant dans le magasin de porcelaine. Depuis le rachat de RED Digital Cinema par Nikon, on attendait de voir quand le sang de la caméra de cinéma coulerait dans les veines d’un boîtier Z. Le Z9 II devrait être le premier vrai bébé RED. Et naturellement, qui dit ADN RED dit fonctionnalités vidéo de course. Intégration du REDCODE RAW, très haute définition et colorimétrie à la sauce RED.
Autant de fonctionnalités qui intéresseront les vidéastes. Pour les autres, j’entends nous les photographes, on attend surtout un processeur Expeed 8 capable de calculs monstrueux, permettant un autofocus prédictif dopé à l’IA encore plus infaillible. Quand on sait ce que vaut actuellement l’AF d’un Z9, ça laisse rêveur.
Z9 II. Ergonomie et connectivité.
Le Z9 est une brique, solide, lourde, aussi lourde que rassurante. Le deuxième du nom ne devrait pas changer de philosophie mais affiner la partition. On murmure une connectivité 5G native pour envoyer ses fichiers vers les agences en un battement de cil. Mais la vraie pépite, ce serait le Pre-Capture en RAW. Pouvoir déclencher avant d’avoir appuyé, sans sacrifier la qualité du fichier, c’est le Graal pour l’animalier ou le sport.
Mais en attendant, sœur Anne ne voit rien venir !
Soyons clairs : le Z9 actuel reste une machine ultime. Mais Nikon Z9 II s’annonce comme l’aboutissement d’une vision où la barrière entre photo et cinéma explose. L’annonce de développement est murmurée pour le printemps 2026 voire au delà. Les photographes de sport qui espéraient shooter au Z9 II pour les JO italiens tirent un peu la gueule. En regardant bien, on apercevra peut-être des boîtiers Nikon inédits, qui sait ?
D’ici là, je garde mon Z9 bien en main. Car finalement, ce n’est pas le capteur qui fait la photo, c’est l’œil. Mais avoir un tel monstre entre les mains, je ne vais pas vous mentir, ça aide sacrément à ne pas rater l’instant, quand la lumière bretonne décide enfin de percer les nuages.
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