Il y a des collaborations qui ressemblent à des évidences tardives. Prenez Casio, le roi de l’increvable et du fonctionnel, et Leica, l’aristocratie de l’optique teutonne. À première vue, tout les oppose : le plastique contre le laiton, le grand public contre l’élite. Pourtant, avec cette Casio M-Edition, le pont est jeté. Et pour le photographe de rue qui sommeille en nous, il faut bien l’avouer. Le résultat a une sacrée gueule.

Casio M-Edition. À l’heure de Wetzlar.
L’esthétique du point rouge
Dès le premier coup d’œil, on n’est pas perdu. Casio M-Edition reprend les codes immuables du Leica M. Ce n’est pas une simple montre, c’est un hommage mécanique. On y retrouve ce noir mat profond, cette texture vulcanite sur le bracelet qui rappelle le gainage des boîtiers de Wetzlar, et bien sûr cette petite touche de rouge, discrète mais électrique, qui évoque immédiatement la célèbre pastille.
Le cadran, lui, joue la carte de la sobriété radicale. Pas de complications inutiles. On est dans l’épure, dans la lisibilité propre aux viseurs télémétriques. La typographie des chiffres rappelle celle des bagues d’ouverture des objectifs Summicron. C’est précis, c’est sec, c’est efficace.
Le sens de l’instant (décisif).
Porter cette montre, c’est un peu comme avoir un rappel constant au poignet : celui de l’instant décisif. Casio a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le gadget technologique. Ici, pas d’écran OLED ou de notifications invasives. Casio M-Edition c’est une montre, point barre. Elle donne l’heure comme un Leica capture la lumière : avec une simplicité qui confine à la perfection. Sur le terrain, elle se fait oublier. Elle est légère, robuste (c’est du Casio, hein ?), elle possède ce côté toolwatch que les puristes affectionnent. Elle ne hurle pas sa richesse, elle murmure son appartenance à une certaine philosophie de l’image.
En conclusion
Alors, est-ce un simple coup marketing ? Peut-être. Mais pour celui qui a déjà ressenti le déclic feutré d’un obturateur M (suivez mon regard, si j’ose dire), cette Casio M-Edition a une saveur particulière. Elle célèbre un mariage de raison entre la robustesse japonaise et l’élégance allemande. C’est un bel objet, sans prétention mais avec une identité forte. Une montre pour ceux qui préfèrent regarder le monde plutôt que leur smartphone. Et rien que pour ça, elle mérite sa place au poignet.
• cet article n’est pas sponsorisé (mais si Casio veut m’offrir une montre je ne dis pas non)
Cette montre Casio est commercialisée au Royaume Uni, elle est pour le moment sold out.
Une dédicace à mes amis Leicaïstes, afficionados du point rouge, au premier rang desquels, évidemment, mon ami Gérald Géronimi photographe.


Laisser un commentaire